Archives de Catégorie: géostratégie

Histoire occultée des faux hébreux : les Khazars

 

En considération de votre illustre position, je vous avoue qu’il m’a fallu un grand courage pour oser vous écrire cette si longue lettre. Je prie donc pour que vous lisiez mes paroles en gardant à l’esprit le verset 16 du chapitre 4 de l’Épître aux Galates : « Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? » Lire la suite

La pollution de la démocratie occidentale refusée par l’Afghanistan de l’Islam

Depuis 90 ans, l’Occident a essayé d’occidentaliser l’Afghanistan et d’y planter l’arbre vile de la démocratie par le biais de ses hommes de main, mais la terre d’Afghanistan refuse d’accepter cette plante exotique.

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Talibans & Propagandes

Talibân : Mouvement islamique comprenant des savants, des diplômés et des étudiants de séminaires islamiques au Pakistan et en Afghanistan qui ont accompli un effort d’unification post-soviétique de gouvernance islamique.

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Les bannières noires & Khurassan – A la lumière de l’Histoire et des prophéties

Le Prophète a fait mention d’une armée de Musulmans venant de l’Est [al-Mashriq], de la région du Khûrassan (Ahmad, Tirmithi, etc, Hassan/Da’if, ikhtilaaf), que l’on connaît de nos jours sous le nom d’Afghanistan, qui marchera vers l’Ouest, demeurant invincible jusqu’à la prise de Jérusalem. Lire la suite

Les francs-maçons en terres d’Islam

Du Maroc à l’Iran, de la Turquie à l’Arabie saoudite, leurs influences sont souvent niées. Antoine Sfeir, lève le voile et évoque la franc-maçonnerie dans les pays musulmans – ainsi qu’en Israël…

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Des pétromonarchies, à un "Vatican islamique", via l’impérialisme anglo-saxon

Détails et précisions de la part de Saïd Ahmiri* pour trois questions impertinentes… Lire la suite

Al-Mahdi & le retour du Khilafah – Sheikh Imran Hosein

Une des caractéristiques essentielles de la religion de l’Islam est son insistance dans le fait que lorsque les peuples reconnaissent Allah – Le Plus Haut – comme Le Souverain, alors ils doivent s’assurer que l’État et toutes ses institutions se soumettent à l’autorité suprême et la loi suprême.

Et si un État, plutôt qu’Allah – Le Plus Haut – est reconnu comme le souverain – et c’est l’essence du laïcisme – alors l’Islam déclare que c’est le péché le plus grand. Lire la suite

Les amnistiés du village de Komsomolskoé (DOCUMENTAIRE)

 

 

Images souvenirs, prises avec une caméra amateur, d’une "opération antiterroriste" sur le village de Komsomolskoe. Entre "War Game" et partie de chasse, la destruction minutieuse, heure par heure, jour après jour, du village – dont les habitants ont été rassemblés tel un bouclier humain devant les soldats ; puis la reddition contre promesse d’amnistie de quelque deux cents survivants terrés dans les abris, combattants et civils mêlés. Lire la suite

Le Grand Maître du Grand Orient Arabe – Interview

Grand Maître du Grand Orient Arabe, Jean-Marc Aractingi a été Conseiller Personnel de plusieurs Chefs d’Etats Africains, président de l’Association Franco-Arabe, il a aussi écrit de nombreux ouvrages dont le dernier « Secrets Initiatiques en Islam et Rituels Maçonniques ».

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La société fabienne (Fabian Society)

La société fabienne est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Beatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) Lire la suite

Jaffa, la mécanique de l’orange (DOCUMENTAIRE)

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Vers un nouvel ordre religieux ?

« L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal.»

7 juillet 2009. Le souverain pontife Benoît XVI publie une encyclique : Caritas in veritate. Lire Benoît XVI n’est pas chose aisée. Sa sainteté a le défaut d’être un intellectuel : il jargonne! Il a l’art de la sémantique et des insinuations. Il sait mettre l’accent sur certains points et en diluer d’autres dans un ensemble de considérations qui en relativisent l’importance. Bref, il noit le poisson. Mais une tendance de fond se dégage : cette encyclique respecte « l’esprit Vatican II ». « L’esprit Vatican II », qu’est-ce donc ? Un catholicisme aux normes du village global. Nous y reviendrons.

Un passage de Caritas in veritate en particulier, retient l’attention du lecteur amateur de géopolitique. Au paragraphe 67, le pape s’exprime en ces termes : « Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour procéder à un souhaitable désarmement intégral, pour arriver à la sécurité alimentaire et à la paix, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII. » [1] Jean XXIII : l’artisan du concile Vatican II.

Le 1er avril 1963, Jean XXIII a signé sa célèbre encyclique Pacem in terris . Le discours tenu par le Saint Père est pour le moins ambigu : il évoque avec raison l’interdépendance toujours plus croissante entre les Etats, mais à partir du paragraphe 137, le souverain tient des propos qu’un Jacques Attali ne renierait point : « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle. » [2] Des dires qui pour le moins laissent songeurs…

Jean XVIII, très âgé, meurt deux mois plus tard. Giovanni Montini lui succède : il devient Paul VI le 21 juin 1963. A la fin de l’année 1965, ce dernier clot enfin l’interminable concile. La même année, il est convié à la tribune de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour y tenir un discours. (Comment le chef de l’Eglise romaine peut-il prononcer un discours au sein d’un temple mondialiste!) Une fois l’harangue terminée, le successeur de Saint-Pierre reçoit de la part des onusards, un prix hautement symbolique : une carte de citoyen du monde.

« Depuis Vatican II, les dirigeants de l’Eglise se sont engagés dans une voie très éloignée de la royauté du Christ », affirme l’historien et géopolitologue Pierre Hillard, au centre culturel Saint-Paul à Paris (11 juillet 2009) [3]. En effet, il semble que les autorités ecclésiastiques s’atèlent plus à la construction de la Cité de l’homme qu’ à celle de Dieu : « Dans une société en voie de mondialisation, le bien commun et l’engagement en sa faveur ne peuvent pas ne pas assumer les dimensions de la famille humaine tout entière, c’est-à-dire de la communauté des peuples et des Nations, au point de donner forme d’unité et de paix à la cité des hommes, et d’en faire, en quelque sorte, la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu. » Ces mots sont de Benoît XVI, à la fin du septième paragraphe de Caritas in veritate [4]. Le 24 décembre 2005, dans son message urbi et orbi, ce dernier n’a pas hésiter à affirmer que « l’homme moderne » doit « [s]‘engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » : il a ainsi évoqué « l’humanité unie ». [5] Bref, du mondialisme pur jus!

Son prédecesseur, le très populaire Jean Paul II, était du même sérail. Son discours du 15 septembre 1982 en est une preuve explicite : après la mort du président libanais Bashir Gemayel, le pape s’est exprimé à propos de Jérusalem : « la ville de Dieu ». Mais il finit son laïus par une phrase lourde de conséquences : « Jérusalem peut devenir aussi la cité de l’homme » [6].

Par ces déclarations, la sclérose du catholicisme est patente. Le pape Benoît XVI a un conseiller : le hollandais Peter-Hans Kolvenbach. Supérieur général de la compagnie de Jésus entre 1983 et 2008, il fut également un proche collaborateur de feu Jean Paul II. Dans une conférence intitulée Europe : le rôle de l’Eglise donnée aux Pays-Bas en 1997, ce dernier a certifié ceci : « le monde n’est pas voué à la dispersion. L’Europe, elle aussi, est capable de réaliser son unification [...]. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. » [7] Dans la tradition judéo-chrétienne, la tour de Babel incarne l’orgueil de l’Homme. C’est la raison pour laquelle le Tout-Puissant l’a détruite. Dieu n’a nul égal : les dirigeants de l’Eglise semblent l’avoir oublié.

Juin 2006. Une revue militaire américaine, Armed Forces Journal (AFJ), présente deux cartes du Moyen-Orient [8] : « before », la carte de 2006 ; « after », la carte recomposée selon des critères ethniques et religieux. L’auteur de ces cartes est un lieutenant-colonel à la retraite : Ralph Peters. Auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, cet ancien du renseignement fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’un pan d’un véritable empire de la presse militaire américaine. En effet, la maison mère d’AFJ, Army Times Publishing Company est une filiale de la très puissante société Gannett, qui publie au Etats-Unis près de 90 quotidiens (dont USA Today et USA Weekend ) et contrôle 22 stations de télévision. Au Royaume Uni, 17 quotidiens sont sous sa coupe. En 2005, les revenus financiers générés par l’ensemble s’élèvaient à 7.6 milliards de dollars. [9] Ces cartes ne sont donc pas le simple fait d’un original. Au contraire, elles ont été soigneusement préparées, au sein de think tanks et d’instances militaires soucieuses de prendre pied dans ces régions convoitées.

La destruction des frontières et la soumission du Moyen-Orient à l’axe euro-atlantique ne sont pas les seuls projets développés par Ralph Peters. Ce dernier appelle aussi à la création d’un « Etat sacré islamique », comprenant les lieux saints de l’Islam : la Mecque et Médine.

A ce sujet, Ralph Peters écrit dans son article Frontières de sang, que faire pour améliorer le Moyen-Orient ? : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. [...] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. »

Edifiant. Il faudrait donc, selon Ralph Peters, réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux, et modifier les esprits musulmans pour qu’ils épousent pleinement la grande mystique mondialiste. Certains parlent d’un « Vatican II musulman » [10]. D’autres d’un « Vatican II du Khalifat » [11].

Les plans de Ralph Peters sont en parfaite adéquation avec les « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) menée depuis 1995 par le plus influent des think tanks européens : la Fondation Bertelsmann. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël : ce qu’ils appellent les « trois piliers du Judaïsmes » [12]. Et les musulmans devront se plier. Ainsi, l’enjeu des « discussions de Kronberg » est de « moderniser » l’Islam pour mieux l’astreindre aux normes du mondialisme. En occidentalisant les structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes.

Cette volonté a été affiché sans complexes par Joscha Fischer, dans son discours prononcé lors de la quarantième conférence de Munich, sur la politique de sécurité dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le 7 février 2004 [13]. Evidemment, une telle politique risque d’allumer la poudrière qui couve dans cette région ô combien explosive.Comment les musulmans accepteront-ils les préceptes d’un Occident largement déchristianisé, dont la seule religion tolérée est la religion du capital, et qui vit sous les clochers du matérialisme ? Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en oeuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable. Pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde entier. Certes, les mondialistes au pouvoir n’en ont que faire.

En fait, tout se passe comme si les adeptes de cette politique avaient pour programme Le meilleur des mondes [14], l’utopie d’Aldous Huxley, écrite en 1931. Tout se passe comme s’ils s’étaient déjà appropriés les prêches de Mustapha Meunier, l’administrateur mondial de l’Europe Occidentale : « Il y avait quelque chose qui s’apellait le Christianisme… L’éthique et la philosophie de la sous consommation… A présent nous avons l’Etat mondial. » [15]

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Sources :

[1] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

[2] http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html

[3] http://www.dailymotion.com/video/x9uo00_pierre-hillard-reflexions-sur-le-mo_news

[4] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

[5] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/urbi/documents/hf_ben-xvi_mes_20051225_urbi_fr.html : au quatrième paragraphe.

[6] « Gerusalemme può divenire anche la città dell’uomo [...] » in http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1982/september/documents/hf_jp-ii_spe_19820915_morte-gemayel_it.html : dans l’avant dernier paragraphe.

[7] http://www.sedos.org/french/kol.html : dans le premier paragraphe de la cinquième partie de la conférence, « La tâche des Eglises ».

[8] http://www.globalresearch.ca/articlePictures/ralph_peters_solution_to_mideast_medium.jpg

[9] Pierre Hillard, La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, François-Xavier de Guibert, Paris, 2007, page 72.

[10] Ibid. , page 73.

[11] Alain Soral, dans une conférence intitulée Vers une gouvernance globale…

, donné le 9 mars 2009, à Paris.

[12] Rapport en anglais : Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development , Discussion paper presented by the Bertelsmann Group for Policy Research and Center for Applied Policy Research, Munich: Felix Neugart, to the VII. Kronberg Talks, 17-19 january 2002. Organised by the Bertelsmann Foundation, Gütersloh, Christian-Peter Hanelt and Matthias Peitz.

Ajoutons une chose : Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » de l’Etat d’Israël (New York Post, 22 juillet 2006).

[13] «Toutefois, si nous voulons remporter le combat contre le terrorisme du djihad, nous devons suivre une approche nettement plus vaste et plus approfondie dans la région du Proche et Moyen-Orient. En effet, derrière ce nouveau terrorisme se cache une crise profonde de modernisation, dans une grande partie du monde arabo-islamique.

Nos efforts communs pour la paix et la sécurité sont condamnés à l’échec si nous pensons que seules les questions de sécurité ont de l’importance. Elles en ont très certainement! Mais dans cette lutte contre le terrorisme, la sécurité englobe des aspects bien plus vastes: la modernisation sociale et culturelle, tout comme la démocratie, l’État de droit, les droits des femmes et la bonne gouvernance revêtent une importance presque supérieure encore. » in http://www.medea.be/index.html?doc=1668.

Les propos de Joschka Fischer du 7 février 2004 sont d’autant plus convaincants qu’il a participé aux « Discussions de Kronberg » de janvier 2002.

[14] Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, Plon, 2004. A l’origine, publié en 1932, à Londres, aux éditions Chatto and Windus.

[15] Ibid., page 71 et 72.

BOUNOUA Samy.

D’où viennent les noms des opérations militaires ?

Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 février, une force internationale de 15.000 hommes, dont 2.500 soldats Afghane et 12.500 hommes de l’Otan, s’est lancée à l’assaut des talibans dans la province afghane du Helmand. L’opération Mushtarak (qui signifie «ensemble» en dari) est la plus massive menée par les forces internationales depuis l’annonce de l’envoi pour 2010 de 30.000 soldats américains en renfort par le président Barack Obama en décembre. D’où viennent les noms des opérations militaires ?

En France, Le Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), qui dépend de l’Etat-major des armées, est en charge de décider des noms donnés aux opérations dans le cadre de leur planification et de leur conduite. Le premier critère dans le choix du nom est la neutralité : le but est de ne véhiculer aucune symbolique significative, pour montrer qu’il s’agit bien d’une planification militaire réfléchie et non d’une guerre idéologique.

Le CPCO s’assure même que le nom donné n’a aucune connotation négative dans le pays ou la région concernée avant de l’adopter. La France choisit ainsi souvent un nom d’animal de la faune locale ou une localité géographique. La mission française en Afghanistan s’appelle Pamir, du nom d’une chaîne de hautes montagnes de la région.

Nommer une opération répond aussi avant tout à une logique administrative : elle facilite l’ouverture d’un théâtre militaire, et constitue la première étape dans la planification d’une opération.

Mais toutes les opérations ne sont pas nommées de manière neutre. Avec le développement des médias de masse, le nom a pris une importance particulière : il peut à lui seul servir d’outil de communication, voire de propagande, une manière simple et efficace d’annoncer le but d’une guerre ou d’y attacher toutes sortes de symboles.

Justice sans limites…

L’invasion américaine en Afghanistan est l’un des meilleurs exemples de l’importance du nom donné à une opération ou à une campagne. Deux semaines seulement après les attentats du 11 septembre, Washington a dû rebaptiser la campagne «Operation Enduring Freedom» (Liberté immuable), car le nom initial, «Operation Infinite Justice» (justice sans limites), véhiculait trop clairement la notion de revanche aux yeux du monde musulman. Ici le nom se rapporte explicitement au but de la mission. Un journal iranien avait suggéré le nom «Impérialisme infini» aux Américains, un terme qui définissait mieux selon lui les buts de l’opération. En annonçant le nouveau nom, Donald Rumsfeld avait indiqué qu’il reflétait également le fait que les Etats-Unis devaient s’attendre à une longue et dure campagne contre le terrorisme. Il ne croyait peut-être pas si bien dire.

Les noms des opérations américaines expriment tantôt donc l’idéologie («Opération Cause Juste» pour l’invasion du Panama), tantôt l’optimisme indéboulonnable d’Oncle Sam (le nom de code du coup d’Etat au Guatemala en 1954 était «Succès»), ou parfois des symboles animaliers plus obscurs qui font plutôt penser à des noms d’équipes de football américain (les opérations «Sea Tiger», «Dragon Fire», «Bear Claw» ou encore «Beaver Cage» ont été menées lors de la Guerre du Vietnam).

Les noms peuvent également refléter de manière plus allégorique, et parfois sinistre, l’opération à laquelle ils se réfèrent. Le bombardement stratégique de Hambourg par les forces américaines et britanniques pendant l’été 1943 avait pour but de détruire entièrement la ville : les Alliés le baptisèrent Opération Gomorrhe, du nom de la ville détruite dans la bible par une «pluie de feu» venant de Dieu. Un nom qui n’est pas sans rappeller celui de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza en 2009 : l’opération Plomb Durci. Les autorités israéliennes avaient choisi de faire référence à un poème traditionnel de la fête d’Hanoukka, la fête juive des Lumières. Le jour du début des frappes aériennes israéliennes, était le sixième des huits jours de cette célébration.

Les références bibliques et religieuses sont fréquentes dans les noms d’opérations militaires du Proche et Moyen-Orient. Les manouvres de tirs de missiles iraniens sont ainsi appelées «Grand Prophète» (la troisième du nom a eu lieu en juillet 2009).

Israël n’est pas en reste dans les noms religieux (opérations Moïse et Salomon), mais s’est récemment mis aux noms de saisons : Pluie d’été puis Nuages d’automne à Gaza en 2006, Hiver chaud en février 2008.

Grégoire Fleurot

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L’antéchrist Dajjâl – Sheikh Imran Hosein

Al-Massih Ad-Dajjal (المسيح الدجال‎ – le faux messie), figure du mal dans L’eschatologie islamique. Il semblera être le Messie, dans un futur où on ne l’attendra plus.

Al-Wissâl vous invite a suivre les analyses et les explications données par Sheikh Imran Hosein. Lire la suite

Srebrenica – Devoir de mémoire

Radovan Karadzic

Dirigeant des Serbes de Bosnie durant la guerre de Bosnie, Radovan Karadzic est accusé de crimes de guerre et de génocide pour avoir organisé le massacre d’environ 8 000 Musulmans. Après plusieurs années de fuite, son arrestation est annoncée par la présidence serbe et confirmée par le Tribunal pénal international le 21 juillet 2008.

Inculpé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis le 25 juillet 1995 et le 16 novembre 1995 par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, Radovan Karadzic quitte sa maison de Pale une nuit de 1997 et prend la fuite. Il est recherché par les forces de l’ONU présentes en Bosnie-Herzégovine. L’avis de recherche d’Interpol indique notamment crimes contre l’humanité, atteintes graves à la convention de Genève (1949), meurtre, et génocide, en particulier pour ce qui concerne le massacre de Srebrenica.

De 1997 à juillet 2008, Karadžić modifie en profondeur son apparence physique. Lors de son arrestation à Belgrade, le ministre de la Justice serbe exhibe, en fin d’interview, le portrait de "Dragan Dabic", son nom de substitution : la presse serbe le surnomme "le Père Noël", barbe blanche et cheveux longs attachés sur le haut de son crâne. Devenu spécialiste de médecine alternative, il participe à plusieurs conférences et est employé par une clinique privée où il gagne bien sa vie.

Le 21 juillet 2008, à 23 h 18, la chaîne d’informations Al Jazeera annonce sa capture par les forces spéciales serbes en territoire serbe. Cette arrestation aurait été rendue possible par la volonté du nouveau gouvernement serbe sous la présidence de Boris Tadić, élu par l’Assemblée nationale le 7 juillet 2008. Le 22 juillet 2008, l’arrestation de Radovan Karadžić est officiellement déclarée après une longue cavale de 13 années. Il a été transféré le 30 juillet 2008 vers le centre de détention du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

Il comparait pour la première fois devant le TPIY le 31 Juillet 2008. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

Massacre de Srebrenica

Le Massacre de Srebrenica, également connu sous le nom de Génocide de Srebrenica désigne le massacre d’environ 8 000 bosniaques Musulmans, dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine par des unités de l’Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) sous le commandement du général Ratko Mladić pendant la Guerre de Bosnie-Herzégovine.

Avant le massacre, l’Organisation des Nations unies (ONU) avait déclaré Srebrenica « zone de sécurité » et maintenait une force d’environ 400 Casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre.

Le massacre de Srebrenica est qualifié de « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». En 2004, le massacre a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) dans le jugement de Theodor Meron.

Bien que les victimes soient principalement des hommes et des jeunes garçons, les femmes et les enfants ayant été évacués en cars, on y compte aussi des adolescents de moins de 15 ans et des vieillards de plus de 65 ans, un bébé ferait aussi parti des victimes. La liste des personnes disparues compte 8 373 noms, elle inclut 500 noms de personnes qui avaient moins de 18 ans, plusieurs dizaines de femmes et quelques jeunes filles. En 2008, plus de 5 600 victimes ont été identifiées par leur ADN et 3 215 victimes ont été inhumées au mémorial de Potocari, où sur une pierre figure cette inscription :

« In the Name of God The Most Merciful, the Most compassionate

We pray to almighty god

May grievance become hope !

May revenge become justice !

May mothers tears become prayers

That Srebrenica

Never happens again

To no one and nowhere ! »

De la servitude moderne – Le Film

Le film complet est visible en streaming ci-dessous, ou bien téléchargeable sur [http://www.megaupload.com/?d=11E0VQ0L]

La diffusion du film se situant volontairement en dehors de tout circuit médiatique ou commercial, il dépend de la bonne volonté des camarades d’en assurer la diffusion la plus large possible. Vous êtes donc tout à fait libres d’organiser une projection de ce film dans les conditions qu’il vous plaira.

Le seul impératif est que la diffusion ou la projection de ce film doivent demeurer totalement gratuites. Il serait éventuellement appréciable de nous faire parvenir un mail en indiquant la date, l’heure et le lieu de la projection afin que nous puissions relayer l’information sur notre site internet. Si vous souhaitez une éventuelle intervention de notre part, vous pouvez également nous contacter par mail.

Il va de soi que les organisations nationalistes, racistes ou antisémites n’auront jamais notre approbation pour s’approprier ce film sous quelque forme que ce soit. Ils figurent bien évidemment au premier rang de nos ennemis.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

[http://www.delaservitudemoderne.org/video.html]

New World Order Organizational Chart

L’Islam, dernier rempart contre le Nouvel Ordre Mondial (vidéo)

« L’Islam est l’ennemi du Nouvel ordre mondial », a indiqué le géopoliticien Pierre Hillard, auteur du livre La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale. « Les musulmans ne se concentrent pas sur la société de consommation (…) Ce principe existait chez les catholiques, mais depuis Vatican II, les catholiques sont paganisé (…) L’Islam est le dernier carré à s’opposer à un esprit matérialiste mercantile. (…)  Il ne reste plus que l’Islam qui essaie de résister au Nouvel ordre mondial »

Les 5% de gens détenant 95% des ressources mondiales ont des intérêts politiques bien différents des 95% de gens détenant les 5% de ressources restants. Les conditions pour que s'instaure le futur ordre mondial, le gouvernement global, sont réunies... sauf qu'il reste un obstacle...

Israel Repeats Holocaust (VIDEO)

Phase 3 (VIDEO)

Après la série The Arrivals (les Arrivées), Noreagaaa & Achernahr et Wake Up Project nous présentent la série : PHASE 3

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Somalie : Comment les puissances coloniales maintiennent le pays dans le chaos

INTERVIEW DE MOHAMED HASSAN*
PAR GREGOIRE LALIEU & MICHEL COLLON

La Somalie avait tout pour réussir : une situation géographique avantageuse, du pétrole, des minerais et, fait plutôt rare en Afrique, une seule religion et une seule langue pour tout le territoire. La Somalie aurait pu être une grande puissance de la région. Mais la réalité est toute différente : famine, guerres, pillages, pirates, attentats… Comment ce pays a-t-il sombré? Pourquoi n’y a-t-il pas de gouvernement somalien depuis presque vingt ans? Quels scandales se cachent derrière ces pirates qui détournent nos navires? Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », Mohamed Hassan nous explique pourquoi et comment les puissances impérialistes ont appliqué en Somalie une théorie du chaos.

Comment la piraterie s’est-elle développée en Somalie? Qui sont ces pirates?

Depuis 1990, il n’y a plus de gouvernement en Somalie. Le pays est aux mains de seigneurs de guerre. Des navires européens et asiatiques ont profité de cette situation chaotique pour pêcher le long des côtes somaliennes sans aucune licence et sans respecter des règles élémentaires. Ils n’ont pas respecté les quotas en vigueur dans leurs propres pays pour préserver les espèces et ont employé des techniques de pêche – notamment des bombes! – qui ont créé d’énormes dégâts aux richesses des mers somaliennes. Ce n’est pas tout ! Profitant également de cette absence d’autorité politique, des compagnies européennes, avec l’aide de la mafia, ont déversé des déchets nucléaires aux larges des côtes somaliennes. L’Europe était au courant, mais a fermé les yeux car cette solution présentait un avantage pratique et économique pour le traitement des déchets nucléaires. Or, le tsunami de 2005 a déposé une grande partie de ces déchets jusqu’aux terres somaliennes. Et d’étranges maladies sont apparues pour la première fois au sein de la population. Voilà le contexte dans lequel la piraterie s’est principalement développée. Les pêcheurs somaliens, qui disposent de techniques rudimentaires, n’étaient plus en mesure de travailler. Ils ont donc décidé de se protéger ainsi que leurs mers. C’est exactement ce que les Etats-Unis ont fait durant la guerre civile contre les Britanniques (1756 – 1763): ne disposant pas de forces navales, le président Georges Washington passa un accord avec des pirates pour protéger les richesses des mers américaines.

Pas d’Etat somalien depuis presque vingt ans! Comment cela est-il possible?

C’est le résultat d’une stratégie américaine. En 1990, le pays est meurtri par les conflits, la famine et les pillages, et l’Etat s’effondre. Face à une telle situation, les Etats-Unis, qui ont découvert quelques années auparavant des réserves de pétrole en Somalie, lancent l’opération Restore Hope en 1992. Pour la première fois, des Marines US interviennent en Afrique pour essayer de prendre le contrôle d’un pays. Pour la première fois aussi, une invasion militaire est déclenchée au nom de l’ingérence humanitaire.

Le fameux sac de riz exhibé sur une plage somalienne par Bernard Kouchner ?

Oui, tout le monde se souvient de ces images soigneusement mises en scène. Mais les véritables raisons étaient stratégiques. En effet, un document du département d’Etat US préconisait que les Etats-Unis se maintiennent comme seule et unique superpuissance mondiale suite à la chute du bloc soviétique. Pour accomplir cet objectif, il recommandait d’occuper une position hégémonique en Afrique, très riche en matières premières.

Restore Hope sera pourtant un échec. Le film hollywoodien La chute du faucon noir a marqué les esprits, avec ses pauvres G.I.’s « assaillis par de méchants rebelles somaliens »…

En effet, les soldats US seront vaincus par une résistance nationaliste somalienne. Depuis lors, la politique des Etats-Unis a été de maintenir la Somalie sans véritable gouvernement, voire de la balkaniser. La vieille stratégie britannique, d’ailleurs appliquée en de nombreux endroits : mettre en place des Etats faibles et divisés pour mieux tirer les ficelles. Voilà pourquoi il n’y a pas d’Etat somalien depuis presque vingt ans. Les Etats-Unis ont une espèce de théorie du chaos afin d’empêcher toute réconciliation somalienne et maintenir le pays divisé.

Au Soudan, suite à la guerre civile, Exxon a dû quitter le pays après y avoir découvert du pétrole.  Alors, laisser la Somalie plongée dans le chaos n’est-ce pas contraire aux intérêts des Etats-Unis qui ne peuvent y exploiter le pétrole découvert?

L’exploitation du pétrole somalien n’est pas leur objectif prioritaire. Les Etats-Unis savent que les réserves sont là et n’en ont pas besoin dans l’immédiat. Deux éléments sont beaucoup plus importants dans leur stratégie. Tout d’abord, empêcher les compétiteurs de négocier avantageusement avec un Etat somalien riche et puissant. Vous parlez du Soudan, la comparaison est intéressante. Le pétrole que des compagnies pétrolières y ont découvert il y a trente ans, le Soudan le vend aujourd’hui aux Chinois. La même chose pourrait se produire en Somalie. Lorsqu’il était président du gouvernement de transition, Abdullah Yusuf s’était d’ailleurs rendu en Chine, bien qu’il fût soutenu par les Etats-Unis. Les médias US avaient vivement critiqué cette visite. Le fait est que les Etats-Unis n’ont aucune garantie sur ce point : si un gouvernement somalien voit le jour demain, peu importe sa couleur politique, il pourrait très bien adopter une stratégie indépendante des Etats-Unis et commercer avec la Chine. Les impérialistes occidentaux ne veulent donc pas d’un Etat somalien fort et uni. Le deuxième objectif poursuivi par cette théorie du chaos est lié à la situation géographique de la Somalie, qui est stratégique pour les impérialistes des Etats-Unis et de l’Europe réunis.

Stratégique pourquoi?

 Le contrôle de l’Océan Indien, regardez la carte. Comme je l’ai dit, les puissances occidentales portent une lourde part de responsabilité dans le développement de la piraterie en Somalie. Mais plutôt que de dire la vérité et payer des compensations pour ce qu’elles ont fait, ces puissances criminalisent le phénomène afin de justifier leurs positions dans la région. Sous prétexte de combattre la piraterie, l’Otan positionne sa marine militaire dans l’Océan Indien.

Le véritable objectif?

Contrôler le développement économique des puissances émergentes, principalement l’Inde et la Chine. En effet, la moitié de la flotte mondiale des porte-conteneurs et 70% du trafic total des produits pétroliers passent par l’Océan Indien. De ce point de vue stratégique, la Somalie occupe une place importante : le pays a la plus vaste côte d’Afrique (3.300 kilomètres) et fait face au Golfe Arabe et au détroit d’Hormuz, deux centres névralgiques de l’économie de la région. De plus, si une réponse pacifique était apportée au problème somalien, les relations entre l’Afrique d’une part, et l’Inde et la Chine d’autre part, pourraient se développer à travers l’Océan Indien. Ces concurrents des Etats-Unis pourraient alors avoir de l’influence dans cette région de l’Afrique. Le Mozambique, le Kenya, Madagascar, la Tanzanie, Zanzibar, l’Afrique du Sud… Tous ces pays connectés à l’Océan Indien pourraient avoir un accès facile au marché asiatique et développer des relations économiques fructueuses. Nelson Mandela, lorsqu’il était président de l’Afrique du Sud, avait d’ailleurs évoqué la nécessité d’une révolution de l’Océan Indien avec de nouvelles relations économiques. Ce projet, les Etats-Unis et l’Europe n’en veulent pas. C’est pourquoi ils préfèrent maintenir la Somalie dans le chaos.

Vous dites que les Etats-Unis ne veulent pas d’une réconciliation en Somalie. Mais quelles sont les origines des divisions somaliennes?

Pour bien comprendre cette situation chaotique, nous devons remonter plus loin dans l’histoire de la Somalie. Ce pays a été divisé par les forces coloniales. En 1959, la Somalie devient indépendante par la fusion des colonies italienne au Sud et britannique au Nord. Mais des Somaliens vivent également dans certaines parties du Kenya, d’Ethiopie et de Djibouti. Le nouvel Etat somalien adopte d’ailleurs comme drapeau une étoile, dont chaque branche représente une des parties de la Somalie historique. Le message derrière ce symbole étant : « Deux Somalies ont été réunies mais il en reste trois colonisées ».
Devant la légitimité de ces revendications, les Britanniques – qui contrôlaient le Kenya – organisèrent un référendum dans la région de ce pays revendiquée par la Somalie. 87 % de la population, provenant essentiellement d’ethnies somaliennes, se prononcèrent pour l’unité de la Somalie. Mais lorsque les résultats furent publiés, Jomo Kenyatta, leader d’un mouvement nationaliste kenyan, menaça les Britanniques d’expulser les colons s’ils cédaient une partie du territoire à la Somalie. La Grande-Bretagne décida donc de ne pas tenir compte du référendum et aujourd’hui encore, une importante communauté de Somalis vit au Kenya. Il faut bien comprendre que ces frontières coloniales ont été une véritable catastrophe pour la Somalie. Cette question avait d’ailleurs fait l’objet d’un débat important sur le continent africain.

Quel était l’enjeu de ce débat ?

Dans les années soixante, alors que de nombreux pays africains étaient devenus indépendants, un débat opposa ceux qu’on appelait les groupes de Monrovia et de Casablanca. Ce dernier, comportant entre autres le Maroc et la Somalie, souhaitait qu’on rediscute les frontières héritées du colonialisme. Elles n’avaient aucune légitimité à leurs yeux. Mais la plupart des pays africains et leurs frontières sont le produit du colonialisme. Finalement, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ancêtre de l’actuelle Union Africaine, mit un terme au débat en décrétant que les frontières sont indiscutables : revenir sur ces délimitations provoquerait des guerres civiles partout sur le continent. Plus tard, l’un des architectes de l’OUA, le Tanzanien Julius Nyerere, confessa que cette décision était la meilleure mais qu’il la regrettait pour le cas somalien. 

Quel sera l’impact de ces divisions coloniales sur la Somalie ?

Elles vont créer des tensions avec les pays voisins. Durant ces années où la Somalie réclamait la révision des frontières, l’Ethiopie était devenue un bastion de l’impérialisme des Etats-Unis, qui tenaient également des bases militaires au Kenya et en Erythrée. C’est alors que la Somalie, jeune démocratie pastorale, émit le désir de bâtir sa propre armée. Le but était de ne pas être trop faible face aux voisins armés, de soutenir les mouvements somalis en Ethiopie voire même de récupérer par la force certains territoires. Mais les puissances occidentales s’opposèrent à la création d’une armée somalienne.

Donc, la Somalie entretenait des relations tendues avec ses voisins. N’était-il pas raisonnable de s’opposer à ce projet d’armée somalienne ? Cela aurait provoqué des guerres, non ?

Ce qui préoccupait l’Occident, ce n’était pas les conflits entre pays africains mais ses propres intérêts. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne équipaient et formaient des militaires en Ethiopie, au Kenya et en Erythrée. Des pays qui vivaient encore sous le joug de systèmes féodaux très oppressifs. Mais c’était des régimes néocoloniaux dévoués aux intérêts des Occidentaux. En Somalie, par contre, le pouvoir en place était plus démocratique et indépendant. L’Occident n’avait donc pas d’intérêt à armer un pays qui pouvait échapper à son contrôle.
En conséquence, la Somalie décida de se tourner vers l’Union Soviétique. Cela inquiéta hautement les puissances occidentales qui redoutaient que l’influence de l’URSS s’étende en Afrique. Ces craintes vont s’accentuer avec le coup d’Etat de 1969.

C’est-à-dire ?

Des idées socialistes s’étaient répandues dans le pays. En effet, une importante communauté somalienne vivait à Aden dans le Sud du Yémen. Or, c’est dans cette ville que la Grande-Bretagne avait pris pour habitude d’envoyer en exil toutes les personnes qu’elle considérait comme dangereuses en Inde : communistes, nationalistes, etc. Ils étaient tous arrêtés et envoyés à Aden où se développèrent rapidement des idées nationalistes et révolutionnaires qui affecteront plus tard les Yéménites mais aussi les Somaliens. Sous l’impulsion de civils aux idées marxistes, un coup d’Etat fut organisé en 1969 par les militaires et Siad Barré prit le pouvoir en Somalie.

Quelles étaient les raisons de ce coup d’Etat ?

Le gouvernement somalien était corrompu. Il avait pourtant tous les ingrédients en mains pour ériger le pays au rang de grande puissance de la région : une position stratégique, une seule langue, une seule religion et d’autres éléments culturels communs. Ce qui est plutôt rare en Afrique. Mais en ratant le développement économique du pays, ce gouvernement a créé un climat favorable à la division entre clans. Sous prétexte de faire de la politique, les élites somaliennes se sont divisées, chacune créant son parti sans véritable programme et en recrutant son électorat selon les clans existants. Cela accentua les divisions et se révéla totalement inefficace. Une démocratie de type libéral n’était en fait pas adaptée à la Somalie : il y avait à un moment 63 partis politiques pour un pays de trois millions d’habitants ! Et le gouvernement n’était même pas capable d’adopter une écriture officielle ce qui créait de sérieux problèmes dans l’administration. Le niveau d’éducation était faible. On établit malgré tout une bureaucratie, une police et une armée. Qui va d’ailleurs jouer un rôle fondamental dans le coup d’Etat progressiste.

« Progressiste » ! Avec l’armée ?

L’armée était la seule institution organisée en Somalie. En tant qu’appareil de répression, elle était supposée protéger le soi-disant gouvernement civil et l’élite. Mais pour de nombreux Somaliens provenant de familles et de régions différentes, l’armée était aussi un lieu de rencontres et d’échanges où il n’y avait pas frontières, pas de tribalisme, pas de divisions claniques… C’est comme cela que les idées marxistes héritées d’Aden vont circuler au sein de l’armée. Le coup d’Etat sera donc mené par des officiers qui étaient avant tout nationalistes et qui, sans avoir de très bonnes connaissances du socialisme, éprouvaient de la sympathie pour ces idées. De plus, ils étaient au courant de ce qui se passait au Vietnam et nourrissaient des sentiments anti-impérialistes. Les civils qui connaissaient bien Marx et Lénine mais qui n’avaient pas de parti politique de masse, appuyèrent le coup d’Etat et devinrent les conseillers des officiers lorsque ceux-ci prirent le pouvoir.

Quel changement apporta le coup d’Etat en Somalie ? 

Un aspect positif important : le nouveau gouvernement adopta rapidement une écriture officielle. De plus, l’Union Soviétique et la Chine aidaient la Somalie. Les étudiants et la population se mobilisaient. L’éducation ainsi que les conditions sociales s’améliorèrent. Les années qui ont suivi le coup d’Etat furent ainsi les meilleures que la Somalie ait jamais connues. Jusqu’en 1977.

Qu’est-ce qui a changé ?

La Somalie, qui avait été divisée par les puissances coloniales, attaqua l’Ethiopie pour récupérer le territoire de l’Ogaden, majoritairement peuplé de Somalis. A cette époque pourtant, l’Ethiopie était elle-même un Etat socialiste soutenu par les Soviétiques. Ce pays avait été longtemps dirigé par l’empereur Sélassié. Mais durant les années septante, la mobilisation était forte pour le renverser. Les mouvements d’étudiants – auxquels j’ai personnellement participé – posaient quatre revendications majeures. Tout d’abord, résoudre les tensions avec l’Erythrée de manière pacifique et démocratique. Deuxièmement, établir une réforme agraire qui distribuerait des terres aux paysans. Troisièmement, établir le principe d’égalité des nationalités : l’Ethiopie était alors un pays multinational dirigé par une élite non représentative de la diversité. Quatrièmement, abolir le système féodal et établir un Etat démocratique. Tout comme en Somalie, l’armée était la seule institution organisée en Ethiopie et les civils s’associèrent aux officiers pour renverser Sélassié en 1974.

Comment se fait-il que deux Etats socialistes soutenus par l’Union Soviétique se soient fait la guerre ?

Après la révolution éthiopienne, une délégation regroupant l’Union Soviétique, Cuba et le Yémen du Sud organisa une table ronde en présence de l’Ethiopie et de la Somalie en vue de résoudre leur différend. Castro se rendit à Adis Abeba et à Mogadiscio. Selon lui, les revendications somaliennes étaient tout à fait justifiées. Finalement, la délégation éthiopienne accepta d’étudier sérieusement la demande de son voisin somalien et les deux pays signèrent un accord stipulant qu’aucun acte de provocation ne serait commis le temps de prendre une décision. Les choses semblaient donc bien parties, mais la Somalie ne respecta pas cet accord…
Deux jours après que la délégation éthiopienne soit retournée au pays, Henry Kissinger, ancien ministre du président Nixon, débarqua à Mogadiscio. Kissinger représentait une organisation officieuse : le Safari Club qui regroupait notamment l’Iran du Chah, le Congo de Mobutu, l’Arabie Saoudite, le Maroc ainsi que les services secrets français et pakistanais. L’objectif de cette organisation était de combattre la prétendue infiltration soviétique dans le Golfe et en Afrique. Sous les pressions et les promesses d’aides du Safari Club, Siad Barré va commettre un désastre, une grave erreur stratégique: attaquer l’Ethiopie.

Quelles seront les conséquences de cette guerre ?

Les Soviétiques quittèrent la région et la Somalie, toujours présidée par Siad Barré, intégra le réseau néocolonial des puissances impérialistes. Le pays avait été sérieusement endommagé par le conflit et la Banque Mondiale et le FMI furent chargés de le « reconstruire ». Ceci allait aggraver les contradictions au sein de la bourgeoisie somalienne. Chacune des élites régionales voulant posséder son propre marché. Elles ont accentué les divisions entre clans et contribué à la dislocation progressive du pays jusqu’à la chute de Siad Barré en 1990. Depuis, aucun chef d’Etat ne lui a succédé. 

Mais, trente ans après la guerre de l’Ogaden, le scénario va s’inverser : l’Ethiopie sera appuyée par les Etats-Unis pour attaquer la Somalie…

Oui, comme je l’ai dit, depuis l’échec de l’Opération Restore Hope, les Etats-Unis préfèrent maintenir la Somalie dans le chaos. Cependant, en 2006, un mouvement spontané se développa sous la bannière des tribunaux islamiques pour combattre les seigneurs de guerre locaux et ramener l’unité dans le pays. C’était une sorte d’intifada. Pour empêcher ce mouvement de reconstruire la Somalie, les Etats-Unis décidèrent brusquement de soutenir le gouvernement de transition somalien qu’ils  n’avaient jamais voulu reconnaître. En fait, ils se rendirent compte que leur projet d’une Somalie sans Etat effectif n’était plus possible et qu’un mouvement était sur le point d’aboutir à une réconciliation du pays, islamique qui plus est ! Dans le but de saboter l’unité somalienne, ils décidèrent donc d’appuyer ce gouvernement de transition. Mais comme celui-ci ne disposait ni d’une base sociale, ni d’une armée, ce furent les troupes éthiopiennes commandées par Washington qui attaquèrent Mogadiscio pour faire tomber les tribunaux islamiques.

Ca a marché ?

Non, l’armée éthiopienne a été défaite et a dû quitter la Somalie. De leurs côtés, les tribunaux islamiques se sont dispersés en divers mouvements qui aujourd’hui encore, contrôlent une bonne partie du pays. Quant au gouvernement de transition d’Abdullah Yussuf, il s’est effondré et les Etats-Unis l’ont remplacé par Sheik Sharrif, l’ancien porte-parole des tribunaux islamiques.

Sheik Sharrif est donc passé dans « l’autre camp » ?

Il occupait la fonction de porte-parole des tribunaux islamiques, car c’est un bon orateur. Mais il n’a pas de connaissances politiques. Il n’a aucune idée de ce qu’est l’impérialisme ou le nationalisme. C’est pour ça que les puissances occidentales l’ont récupéré. C’était le maillon faible des tribunaux islamiques. Il préside aujourd’hui un faux gouvernement, créé à Djibouti. Qui n’a aucune base sociale ni autorité en Somalie. Il existe seulement sur la scène internationale parce que les puissances impérialistes le soutiennent.

En Afghanistan, les Etats-Unis se disent prêts à négocier avec des talibans. Pourquoi ne cherchent-ils pas à dialoguer avec les groupes islamiques en Somalie ?

Parce que ces groupes veulent renverser l’occupant étranger et permettre une réconciliation nationale du peuple somalien. Du coup, les Etats-Unis veulent briser ces groupes, car une réconciliation – que ce soit à travers les mouvements islamiques ou à travers le gouvernement de transition – n’est pas dans l’intérêt des forces impérialistes. Elles veulent juste le chaos. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, ce chaos s’étend aussi à l’Ethiopie, très faible depuis l’agression de 2007. Un mouvement de résistance nationale y a vu le jour en lutte contre le gouvernement pro-impérialiste d’Addis Abeba. Avec leur théorie du chaos, les Etats-Unis ont en fait créé des problèmes dans toute la région. Et maintenant, ils s’en prennent à l’Erythrée.

Pourquoi?

Ce petit pays mène une politique nationale indépendante. L’Erythrée a aussi une vision pour toute la région : la corne de l’Afrique (Somalie, Djibouti, Ethiopie, Erythrée) n’a pas besoin de l’ingérence des puissances étrangères, ses richesses doivent lui permettre d’établir de nouvelles relations économiques basées sur un respect mutuel. Pour l’Erythrée, cette région doit se prendre en mains et ses membres doivent pouvoir discuter de leurs problèmes. Bien évidemment, cette politique effraie les Etats-Unis qui craignent que d’autres pays suivent cet exemple. Alors, ils accusent l’Erythrée d’envoyer des armes en Somalie et de fomenter des troubles en Ethiopie.

Selon vous, l’Erythrée n’envoie pas d’armes en Somalie ?

Pas même une cartouche ! C’est de la pure propagande, comme celle qu’on mena contre la Syrie à propos de la résistance irakienne. La vision de l’Erythrée rejoint le projet de révolution de l’Océan Indien que nous évoquions plus haut. Les puissances occidentales n’en veulent pas et souhaitent ramener l’Erythrée dans le cercle des Etats néocoloniaux sous contrôle, tels que le Kenya, l’Ethiopie ou l‘Ouganda.

N’y a-t-il pas de terroristes en Somalie ?

Les puissances impériales présentent toujours comme terroristes les peuples qui luttent pour leurs droits. Les Irlandais étaient des terroristes jusqu’à ce qu’ils signent un accord. Abbas était un terroriste. Maintenant, c’est un ami.

On parle pourtant d’une présence d’Al Qaeda ?

Al Qaeda est partout, de la Belgique à l’Australie ! Cet Al Qaeda invisible est un logo destiné à justifier auprès de l’opinion publique des opérations militaires. Si les Etats-Unis disaient à leurs citoyens et soldats : « Nous allons envoyer nos troupes dans l’Océan Indien pour éventuellement combattre la Chine », les gens auraient peur bien entendu. Mais s’ils disent qu’il s’agit de combattre des pirates et Al Qaeda, cela ne pose pas de problèmes. En réalité, le véritable objectif est tout autre. Il consiste à installer des forces dans la région de l’Océan Indien qui sera le théâtre de conflits majeurs des années à venir. C’est ce que nous analyserons dans le chapitre suivant…

Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

[Source : michelcollon.info]

Interview de Mysa

Ses projets, sa vision du monde… l’homme Samy nous confie ses aspirations, et fidèle à lui-même, son avis sans concession. Une courte-interview, vers l’Essentiel.

K H : Première question, classique pour commencer, et pour ceux et celles qui ne te connaissent pas : peux-tu te présenter rapidement ?

Mysa : Mysa, originaire de Metz en Moselle, 29 ans, prolo, chômeur parfois, rappeur à l’occasion, anti nouvel ordre mondial, anti franc maçon, anti satanistes, anti sionistes, anti illuminatis etc… dans un monde ou l’on veut que j’adore le matériel, l’argent, les idoles, les doctrines de l’hommes et autres entités que Dieu, moi je suis anti…

K H : Tu as dit : ” J’ai choisi la musique parce que les jeunes ne lisent plus de livres “. Quel message souhaites-tu véhiculer aux jeunes ?

Mysa : Une manière de penser plus directe et plus saine que celle qu’on t’enseigne à l’école ou dans les médias. En réalité, tout est très logique, tout est très simple à comprendre si on analyse le monde. On comprend que ceux qui nous vendent de la dépravation à outrance et qui souhaitent vous marquer de leur sceau sont bien ceux qui souhaitent détruire l’Islam par tous les moyens. Ils feront tout pour que vous ayez de quoi vous divertir, vous égarer, vous droguer. Il feront tout pour que vous vous laissiez aller aux instincts les plus vils de l’âme humaine.
Je prend juste la parole pour celui qui souhaite entendre ou écouter. Je ne fais pas de forcing pour être relayer médiatiquement, car pour moi, le monde se divise en plusieurs communautés bien distinctes (hors religion) et le destin nous rassemble quoi qu’il arrive. Celui qui est tombé sur mon disque, c’est qu’il fallait qu’il l’écoute, peu importe sa réaction. Et si je suis amené à te rencontrer, c’est que nous devions parler ensemble, quant au lecteur cet entretien, il n’est pas sur cette page par hasard… Si j’avais un seul message à faire passer ce serai : ” Faites preuve de discernement “, analysez, soyez logique et ne vous laissez pas influencer par de fausses polémiques, ou de faux débats. La vie est très simple à comprendre en réalité (comme le bien et le mal, c’est inné et insufflé), mais la matrice souhaite semer le trouble en vous et vous rendre la vie compliquée pour vous mener à l’égarement et à la servitude.

K H : Après ton analyse sur le communisme et son devenir. Quel regard portes-tu sur le mouvement altermondialiste ?

Mysa : L’altermondialisme porte certaines bonnes valeurs comme de très nombreux mouvements, mais pour moi la base de tout, c’est les valeurs religieuses, en l’occurence celles de l’Islam. Allah (swt) nous a fixé des règles à suivre, et quand on oublie les règles de notre créateur, on se retrouve dans un monde comme celui que tu peux voir en 2009. Tous les mouvements comme l’altermondialisme ont été facilement récupérés, manipulés voire même créés par les têtes penseuses de la franc-maçonnerie internationale pour amener des alternatives peu solides sans bases religieuses, sans piliers. C’est parfois laïque, c’est parfois complètement décomplexé, complètement sataniste, comme le mouvement hippie dans les années 70 par exemple. Sans la foi en Dieu comme pilier, les projets alternatifs sont voués à l’échec. Quand on construit, on construit sur des bases saines, des fondations solides. Bien sûr, ça n’empêche pas qu’il y ait des gens animés de bonnes intentions dans ce mouvement.

K H : Malgré les facettes sombres et occultées du monde, que tu t’efforces de dénoncer, es-tu optimiste ?

Mysa : Mon optimisme concernant la vie d’ici bas, c’est de voir un jour toute cette conspiration dégueulasse stoppée. Quoi qu’il arrive, ce sera par la guerre contre l’Islam, guerre inévitable que les élites maçonniques ont conspirés depuis des décennies et ont pris soin de fomenter depuis les années 90, et plus sérieusement depuis le 11 septembre 2001. Je suis optimiste oui, mais l’optimisme ne doit pas viser que cette vie. Aujourd’hui on se bat contre le Nouvel Ordre Mondial, mais on peut très bien mourir demain dans une action tout a fait banale, d’une maladie ou d’un accident. Donc, pour ce que j’appellerais ” l’optimisme ultime “, on ne peux l’avoir qu’en ayant confiance en Allah, en le louant, en priant et en accomplissant de bonnes actions tout en s’écartant des mauvaises. La médiocrité de l’âme humaine nous fait constamment vivre dans la remise en question, entre optimisme et doute, entre force et faiblesse, c’est pourquoi nous sommes dans le combat perpétuel.

K H : La franc-maçonnerie et les conspirations sont des sujets, bien que difficile à mettre en musique, qui auraient besoin d’être approfondis. De ton projet à venir, pourraît-on parler de concept-album ?

Mysa : J’ai toujours parlé des conspirations et du complot sans aucun complexe. Pour moi ce n’est pas un concept, c’est la réalité. Quand j’en parle sur disque, c’est pour ouvrir l’esprit des gens à cela, après c’est à eux de se renseigner sur le sujet. On ne peut pas développer sur un morceau de 4 minutes où l’art, la forme est importante également. Et même un disque entier ne suffit pas. Par contre l’art est une arme de persuasion ou de dissuasion massive. La force du verbe peut être énorme. Me concernant, je prend le rap comme un média très puissant. Sans cela, je n’aurai jamais pu me faire entendre à une aussi grande échelle dans un système aussi verrouillé.

K H : On dit que tout le monde a un rêve. Quel est le tiens ?

Mysa : Bénéficier d’un jugement clément et miséricordieux de mon Créateur.

K H : Dans ton morceau Ma communauté où tu évoques la Ummah (communauté islamique), tu dis : ” les conflits entre courants deviennent fatiguants “. Peux-tu développer ?

Mysa : Oui, il y a beaucoup de conflits entre courants mais aujourd’hui chacun peut se faire sa propre idée en étudiant les différents mouvements. Personnellement, ça ne me semble pas du tout compliqué. Concernant les plus grands courants déviants, comme le soufisme ou le chiisme, on y retrouve du chirk (de l’association) et des interprétations ou déviances complètement incohérentes avec la tradition du prophète Mohamed (saws) ou tout simplement avec le message qu’Allah (swt) nous a transmis dans le Coran. On y retrouve même parfois des pratiques paramaçonniques, ésotériques et symboliques. Pour en parler il faudrait bien sur plus qu’un entretien… Concernant le soufisme (doctrine sur laquelle le Nouvel Ordre Mondial aimerait que l’on s’aligne), j’en ai parlé dans ” la théorie du prétexte ” en expliquant pourquoi Abd-Al-Malik était diffusé à outrance par les médias qui sont pourtant clairement sous contrôle de politiques islamophobes. Pour ne pas se laisser berner, il faut mettre en relation les doctrines et les écrits tout en analysant la société en parallèle. Les politiques détestent l’Islam, la franc maçonnerie de haut degré déteste l’islam et souhaite détruire le monothéisme pur. Les médias sont leurs bras armés. Lorsque les médias vous diffusent des artistes ou penseurs soit disant musulman et qu’ils les érigent comme des monuments et des êtres justes et rationnels, posez vous la question… POURQUOI ??? Et je vous assure, c’est très simple à comprendre. Le but est d’introduire de l’association. Ils veulent absolument que le musulman voit la république, la laïcité et la démocratie à l’occidental avant l’Islam. Voir de cette manière, c’est laissé son monothéisme de coté, c’est du polythéisme. De la soumission à autre que Dieu, surtout quand la république est islamophobe (en religion, ça signifie que satan a eu ton âme par corruption). Ils ont profondément raison les politiques : l’Islam n’est pas compatible avec la république française. Mais pour moi, la phrase est à tourner dans l’autre sens. Les républiques maçonniques ne sont pas compatible avec l’Islam (car si on veut jouer à ” la poule ou l’oeuf “, les républiques sont venues après la création de ce monde par Allah (swt) et apres tous les messages de tous les prophètes !!!). Les droits de l’homme sont les droits ” DE ” l’homme et non pas les droits ” POUR ” l’homme. Aujourd’hui, les sociétés islamiques et les républiques soumises aux droits de l’homme sont complètement en négation, à l’opposé les unes des autres, donc on ne peux plus trouver d’arrangement possible. De toutes manières, les politiques ne veulent pas d’arrangement, ils feront tout pour que ça finisse par péter, il y a une volonté de nuire à l’âme humaine de leur part. Le problème ce n’est pas l’Islam. Les politiques ne veulent pas nous laisser vivre en paix notre foi et nos convictions, ils passent de faux débats en faux débats pour monter l’opinion publique contre nous et faire monter les français à l’ultranationalisme, une position de repli lorsque la peur de l’envahisseur se fait sentir. Ces gens qui sont à la tête des états veulent que nous adorions ce qu’ils adorent, ils veulent faire de nous des associateurs. Si nous les préférons à Dieu pour avoir un emploi ou pour se sentir bien vu en société, alors ils ont gagné, ils ont fait de nous des hommes soumis à leur doctrine par corruption ! Une république qui m’accueillerai en tant que musulman, qui me laisserai vivre ma foi comme je l’entend, qui ne serai pas hypocrite, qui ne se lancerai pas dans des guerres physiques et idéologiques contre l’Islam, qui accepterai autant mon cerveau que mes bras, je la respecterais. Mais là, on est dans la provoc’, la guerre ouverte, avec leurs histoires de burqa, de caricatures, de musulmans qui mettent des casquettes à l’envers et qui ne travaillent pas, de minarets, de moutons dans la baignoire, d’antisémitisme, de lapidation des femmes, etc, etc.

K H : Pour finir, quel titre souhaiterais-tu nous faire partager, et nous commenter ?

Mysa : Puisqu’on parle de conspiration, et du monde qui tourne à l’envers, je dirais, ” Qu’est ce qui fait tourner le monde “. Car il y a assez de mots clés pour comprendre toute la supercherie contemporaine. Je pense que ce morceau ne se commente pas, il parle de lui même. En guise de commentaires vous avez le clip et Google pour taper les mots-clés et faire preuve une foi de plus de discernement.