"Les ennemis ont avalé l’appât. Mogadiscio est devenue la nouvelle Kaboul, le nouveau Kandahar, la nouvelle Ramadi. Mogadiscio est devenue ce que Moscou est devenue au temps de Napoléon. Laissez simplement l’ennemi venir, il va tomber dans le piège de la grande Mogadiscio!
Le retrait des frères de Mogadiscio a révélé un autre aspect : ces forces qui pleurent sur la sécurité et la faim de civils, sont ceux qui se battent et tuent au cours d’une période de famine.
Ce sont eux qui contrôlent Mogadiscio. Et ils ne peuvent plus dire que les Shabaab ont interdit l’aide. Car ils sont sous les mains de leurs bien-aimés!"
Au nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.
"Mogadiscio … Le Nouveau Kaboul!"
Durant le 19ème siècle, Napoléon Bonaparte a voulu occuper La Russie afin d’étendre son empire, le plus puissant du monde à cette époque. Pour cela, il prépara un demi-million de soldats, la plus grande armée du monde connue à cette époque, afin de balayer la Russie.
La première surprise, cependant, fut que Napoléon ne rencontra aucune résistance russe durant son avancée jusqu’à ce que ses pieds soient plongés dans l’épaisse neige de Russie. La surprise fut beaucoup plus grande lorsqu’il réalisa qu’il était tombé dans un énorme piège, et les soldats de la Russie et des dirigeants Barclay et Bagration ont lancé une grande embuscade contre les soldats de Napoléon.
Tous les villages situés sur la route ont été brûlés, ainsi que toutes les fermes. Napoléon avait avancé de presque 500 km lorsque ses soldats et leurs chevaux ont commencé à mourir de faim. Seul espoir pour Napoléon : s’emparer de Moscou. L’aspect particulier de cette histoire est que les Russes ont bien compris la question, et ont donc orchestré un simulacre de bataille dans une ville située à deux semaines de marche de Moscou. 30 000 soldats ont été tués par l’armée de Napoléon, qui comptait toujours 160 000 hommes, malgré que beaucoup d’hommes avaient été tués ou laissés dans les villes conquises. Les Russes se retiraient soudainement du champ de bataille après trois jours de combat.
L’abandon inattendu du champ de bataille par les Russes a poussé Napoléon à aspirer à occuper Moscou. Cette aspiration grandi quand il apprit qu’ils avaient également quitté Moscou. Il s’est rapidement jeté sur l’appât et occupé seulement Moscou, avant d’être surpris dans la matinée d’apprendre qu’il était tombé dans un piège. Les armées Russes se préparaient à Saint-Pétersbourg alors que les soldats de Napoléon étaient maigres et affamés et ne trouvaient rien pour se nourrir en ce mois de mars. Il décida d’aller directement à Alexandre Ier à Saint-Pétersbourg, et commenca à se déplacer avec ses soldats. Mais l’hiver et le gel aggravaient la situation. Les généraux russes le savaient et quand les armées russes rencontrèrent celle de Napoléon, elles lui infligèrent une défaite honteuse, à la suite de quoi, Napoléon perdit dans la boue, à la fois la Russie et sa force de frappe. Ce fut l’une des principales raisons de l’effondrement de son régime.
De même, le valeureux peuple afghan vainquit la tyrannie, lorsque les Anglais voulaient occuper leur territoire, le plus fort de l’empire islamique dans l’Est à cette époque. Les Anglais ont proposé leur aide à leur laquais Shah Shuja pour combattre l’Emir Dost Mohammed. Dost Mohammed s’est retiré avant l’arrivée massive des forces anglaises et à abandonné Kaboul. Mais son fils aîné Khan, et les braves pachtounes et d’autres tribus, ont fait de Kaboul, de Kandahar et du sud, un cimetière pour cette armée anglaise, qui a été presque totalement annihilée sur le chemin du retour. Ce jour là, les Anglais ont appris une leçon qu’ils n’ont jamais oublié. C’est ce que les héros talibans ont fait - et font encore – en se retirant de Kaboul pour se dirigea vers les montagnes. Cela a été la stratégie la plus utile en confrontant les occupants de tout endroit où ils venaient et nous en voyons le résultat par la situation de la terre afghane.
Quelle lien cette histoire a-t-elle avec Mogadiscio ?
Cette histoire est solidement liée à Mogadiscio où il nous faut nous projeter pour mieux comprendre. Parce que la Oumma, qui ne lie pas le passé au présent tombe dans les mêmes pièges dans lesquels leurs prédécesseurs sont tombés.
Nous devons définir le problème de Mogadiscio avant de la lier à ces histoires.
Mogadiscio est une ville côtière située dans le sud de la Somalie constituant la première capitale du pays. Elle contient les institutions les plus importantes de l’Etat : le palais présidentielle, le plus grand aéroport de Somalie, le plus grand port en Somalie et le plus grand marché commercial dans l’ensemble de l’Afrique orientale. Son importance réside dans ses institutions et ses caractéristiques spéciales. Le Harakat Al-Shabaab al-Mujahideen contrôlait la plupart de tout ceci, avant leur retrait rapide !
Cependant, les principales installations, y compris l’aéroport de Mogadiscio, son port et le palais présidentiel étaient sous le contrôle des mercenaires des Américains, c’est-à-dire les forces du gouvernement de transition et les 8 000 à 10 000 soldats de l’Union africaine (AMISOM), ces forces qui les protègent.
Ces forces sont situées dans des bases, dans des zones isolées de Mogadiscio où personne n’est autorisé à se trouver à proximité. Elles gardent et protègent ces installations, et répondent à toute attaque contre eux en tuant des civils dans le marché de Bakaara, dans les zones habitées de Yaaqshiid et de Kaaraan et toutes les zones de Mogadiscio favorables au Harakat Al-Shabaab al-Mujahideen.
Quelle doit être la réaction de Harakat Al-Shabaab face à cette présence ?!
Harakat Al-Shabaab a essayé de se débarrasser de ces forces d’occupation par un certain nombre de moyens, dont nous citons :
La première méthode est la confrontation directe
Al-Shabaab a réussi à prendre le contrôle de 95% de la capitale Mogadiscio au cours de cette confrontation et a produit un grand impact sur la psyché des musulmans à travers le monde par les victoires qu’ils ont réalisé contre les forces de l’AMISOM et les forces du gouvernement de transition. En effet, ils ont défait la plupart des forces du gouvernement de transition qui étaient devenues incapables de garder les installations clés. Mais cette méthode n’a pas abouti à une solution à 100%, car sont restés des ennemis plus nombreux et fortement équipés. Le gouvernement de transition a ainsi pu se passer de ses soldats en échange d’argent versé par les Américains. Et pour prendre le contrôle total du terrain, ils ont mit en vigueur une plus grande agressivité. Ce qui conduira au meurtre d’un grand nombre de victimes innocentes à la suite des bombardements aveugles menés par les forces de l’union africaine contre des zones habitées et des marchés.
Cela ne suffisant pas, un noyau de l’ennemi a importé de nouvelles armes et plus de soldats étrangers et de mercenaires en Somalie.
L’incapacité à mettre fin à cette occupation a également entraîné l’intervention de conseillers étrangers de France et d’Amérique, ainsi que des mercenaires de Blackwater (Xe). Cela signifiait que la prolongation de cette ligne de conduite ne servait les intérêts d’Al-Shabaab d’aucune manière, car l’ennemi, surtout Américain, ne se lasse jamais d’essayer de les duper.
Il était donc nécessaire d’utiliser un autre moyen
L’autre action consiste à ce que les Shabaab continuent à maîtriser ce qu’ils
ont déjà tout en intégrant une méthode de confrontation différente, à savoir la guérilla, sur les lignes de la guérilla irakienne et afghane. Ces deux écoles de guérilla sont devenus, par la grâce d’Allah, une source d’inspiration pour le monde entier. Ce recours à la guérilla dans les zones occupées par les forces africaines a permis aux Shabaab de prouver leur succès. Ils ont réussi à tuer deux ministres de l’Intérieur du gouvernement Sharif et a tuer des dirigeants de haut rang au sein des forces africaines, y compris le chef des forces du Burundi qui a été candidat à la présidence dans son propre pays. Cette expérience a prouvé qu’un grand succès ne s’obtient pas que par une confrontation directe. Mais jusqu’ici, les dommages n’ont pas été suffisamment infligés pour pousser les forces au retrait, le noyau de l’ennemi n’a pas été détruit et il n’a pas été harcelé à un degré nécessaire. Néanmoins, cela s’est avéré être un recours très puissant.
Les obstacles qui freinent Al-Shabaab
La réalisation complète de leurs objectifs s’est cristallisée
- Les forces africaines quittent rarement leurs bases.
- Les principales installations sont très fortement gardée.
- Contrôle imposé sur une très petite zone. Ils contrôlent un carré de territoire, la route de Maka Al-Mukarama et d’autres petites zones mais avec une violence très forte. Et les refuges nécessaires pour mener la guérilla sont très peu nombreux.
- Les complots incessants de l’ennemi contre les moudjahidines.
- Les attaques directes ne s’arrêtent jamais à Mogadiscio. Leurs bombardements sur les marchés, détruisent les magasins et tuent les commerçants. Ils ne s’arrête jamais. Cela sape l’économie.
- L’augmentation du nombre des forces occidentales, et les agences de renseignement qui intensifient de jour en jour leurs travaux.
C’est ce qui nous a fait dire que la meilleure solution est la suivante :
Le retrait de Mogadiscio!
Le retrait de Mogadiscio offrira l’environnement approprié pour la naissance de la guérilla comme la mène les talibans depuis leur retrait de Kaboul, et comme nos frères en Irak après leur retrait des grandes villes, quand la guerre est passée de guerre conventionnelle à guérilla. La grande défaite – si Allah le veut - sera infligée aux forces africaines et aux forces gouvernementales, qui affaiblira leur contrôle, et ouvrira la porte aux installations importantes de Mogadiscio. Afin qu’ils soient chassés par les explosifs d’Al-Shabaab, et que leurs soldats fuient les marchés de Mogadiscio, en particulier le marché de Bakaara, comme leurs frères de l’armée éthiopienne l’ont fait, et afin qu’il y ait une augmentation du nombre de morts parmi leurs soldats. Nous voudrions juste qu’ils sortent afin que nous puissions les voir. Voyons vos tanks! Laissez-nous voir vos soldats, sortez de vos camps!
Les ennemis ont avalé l’appât. Mogadiscio est devenue la nouvelle Kaboul, le nouveau Kandahar, la nouvelle Ramadi. Mogadiscio est devenue ce que Moscou est devenue au temps de Napoléon. Laissez simplement l’ennemi venir, il va tomber dans le piège de la grande Mogadiscio!
Le retrait des frères de Mogadiscio a révélé un autre aspect : ces forces qui pleurent sur la sécurité et la faim de civils, sont ceux qui se battent et tuent au cours d’une période de famine.
Ce sont eux qui contrôlent Mogadiscio. Et ils ne peuvent plus dire que les Shabaab ont interdit l’aide. Car ils sont sous les mains de leurs bien-aimés!
Finalement :
Qu’ils deviennent ivres comme Napoléon intoxiqué à Moscou et comme les Russes et les Américains l’ont été à Kaboul. La Sunna d’Allah demeure et les bénéfices de la guerre fluctuent; heureux celui qui rira le dernier.
Et que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
Écrit par Abou Abdul Malik
Traduit par TâLib Fï Säbïlï Lläh pour Al-Wissâl
Reproduction autorisée avec indication des sources
Traduction anglaise – par Ansar al-Mujahideen – English Forum : http://www.megaupload.com/?d=FIIIISLD (clé : yTr3$r6*)uO%P5&Ov/2q8tL4=A7-) Articles en lien:
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Harakat Al-Shabab Al Mujahideen – Communiqué du 17 octobre 2011
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