Les talibans et les femmes

Le traitement des femmes en Afghanistan est un sujet pour lequel les médias occidentaux et les féministes ont, dans un esprit de guerre idéologique, concentré leurs efforts. Ils ont principalement basé leurs «rapports» et leurs analyses sur des entretiens avec des femmes communistes, dont la notion de «liberté» est similaire à celle donnée aux femmes en Occident, c’est à dire que toutes les femmes devraient laisser leur corps disponibles aux hommes, afin qu’ils puissent le voir et l’utiliser; que pour être bon il faut être regarder – créant ainsi des complexes d’infériorité, des problèmes tels que l’anorexie chez les jeunes femmes qui n’acceptent pas de ne pas ressembler aux beaux modèles présentés, et l’utilisation de leur nudité pour vendre, de tout, des voitures comme du papier-toilette. Il est important d’étudier la politique des talibans concernant les femmes et la situation dans le pays même, tel que rapporté par les journalistes indépendants*.

Conditions de vie des femmes sous le régime Rabbani

L’Emirat islamique d’Afghanistan est totalement engagé dans le développement social, culturel et économique des femmes. Le gouvernement a été en mesure de protéger l’honneur, la vie et les biens des femmes afghanes. Contrairement à la situation sous le régime Rabbani, les femmes peuvent désormais sortir de leurs résidences en toute sécurité sans la peur d’être kidnappé, violé ou racketté. Elles ne craignent plus ces conditions qui étaient monnaie courante sous le régime Rabbani. Selon les rapports d’Amnesty international, de 1992 à 1995, les femmes afghanes portaient le poids (étaient les victimes premières) des atrocités commises par le régime Rabbani et d’autres factions armées. Des commandants et des hommes armés violaient non seulement l’honneur des femmes en les violant, mais ils mutilaient leur corps et dans de nombreux cas, leur coupant les seins etc. De même, l’assassinat et la torture de notre peuple étaient fréquent. En raison de ces atrocités intolérables, le mouvement islamique des Talibans a émergé pour offrir au peuple afghan une protection contre les mains cruelles des seigneurs de guerre. On devrait maintenant se demander : est-ce la liberté des femmes d’être violées et mutilées ?

L’ancien régime avait employé des femmes dans un certain nombre de secteurs, mais nombre d’entre elles étaient utilisées uniquement pour le divertissement sexuel de la bureaucratie. Celles qui travaillaient pour des institutions inefficaces et immorales, ont été temporairement démis de leurs fonctions, mais l’Emirat continu de leur verser leurs salaires. Mais les femmes dont le travail est vraiment nécessaire, travaillent encore dans les secteurs de la santé, l’éducation et la sécurité. A mesure que les conditions dans le pays s’améliorent, les possibilités d’emploi pour les femmes augmentent.

 Restauration de la sécurité, de la dignité et de la liberté des femmes

Etant très soucieux du bien-être de ses citoyennes, l’Emirat Islamique d’Afghanistan a pris des mesures pour mettre un terme aux conditions de vie misérables dans lesquelles les femmes vivent à Kaboul. Après l’arrivée des communistes à Kaboul, ils ont commencé à exploiter les femmes dans le but de faire avancer leur agenda politique et social. En dépit de l’état de guerre du pays et sans travail dans les bureaux, le régime communiste a forcé un grand nombre de femmes à l’assister.

L’Emirat islamique a décidé de maintenir le salaire de ces femmes à leur domicile, afin qu’elles puissent retrouver leur foyer et qu’elles puissent prendre soin de leurs familles et de leurs enfants. Le but de cette politique est d’aider à dynamiser les couples et à faire de la famille le fondement de la société ; fondation volontairement détruite par le régime communiste.

L’Emirat islamique d’Afghanistan est déterminé à offrir des possibilités éducatives et d’emploi pour les femmes, dès que la sécurité et la situation financière le permettront.

Respect du voile islamique

L’application du code islamiques "Hejab" par l’Emirat islamique d’Afghanistan est en harmonie avec la foi islamiques des Afghans. Le port du voile est très répandu chez les femmes partout en Afghanistan. L’Islam et la tradition afghane attachent la plus grande importance à l’honneur et la sécurité des femmes dans la société.

Pour se conformer à la loi islamique, ainsi que pour réduire le degré de menace sur la sécurité personnelle des femmes, l’Emirat Islamique d’Afghanistan demande aux femmes d’observer la règle du voile islamique, et de couvrir leur visage. Ceci est une mesure qui est entrepris pour la simple raison de protéger l’honneur, la dignité et la sécurité personnelle des femmes en Afghanistan.

 L’éducation des femmes sous l’Emirat Islamique d’Afghanistan

Basé sur les saints enseignements de l’Islam, l’Emirat islamique d’Afghanistan considère l’éducation comme le pilier d’une vie individuelle et sociale saine et prospère. L’Emirat Islamique est déterminé à offrir des possibilités éducatives pour tous les Afghans sans distinction de sexe, de race, de tribu, de langue, ou autres affiliations régionales.

L’Emirat Islamique d’Afghanistan considère l’éducation comme étant obligatoire aussi bien pour les hommes que pour les femmes conformément aux préceptes de l’Islam. Ceci est un verdict clair de notre religion. Toutefois, actuellement, le pays est en ruine, sa structure économique est détruite et les établissements scolaires sont dans les décombres comme beaucoup d’autres dans le pays.

La situation de guerre présente imposée et alimentée par des puissances étrangères épuise les maigres ressources nationales qui seraient mieux affectés à l’ouverture de nouvelles écoles. Des écoles plus grandes et gérées dans les zones urbaines présentent le plus grand défi. Et puis, les Afghans ne font pas confiance au programme d’éducation communiste. Nous avons besoin de compiler un nouveau programme qui répondra aux besoins de notre société. La guerre a créé un exode d’intellectuels dans tous les secteurs y compris l’éducation. Afin de s’attaquer avec succès à la restauration de l’éducation, des institutions économiques, politiques et sociales, l’Emirat veut attirer les professionnels et intellectuels afghans vivant à l’étranger.

Aujourd’hui, les conditions pour la mise en œuvre d’un programme d’éducation solide, efficace et islamique pour les femmes d’Afghanistan sont inexistantes. Plus de quatre-vingt pour cent des bâtiments scolaires ont été ruinés par la guerre, les professeurs qualifiés ont quitté le pays et les livres scolaires sont remplis de propagandes et d’endoctrinements communiste. A cause des violations passées du système éducatif et dans le but de propager une idéologie athée par un enseignement laïque dans les écoles, beaucoup de pères et de mères afghanes ont perdu la foi. En dépit de son désir profond d’activer le système scolaire dans le pays, l’Emirat islamique d’Afghanistan a été confronté à de grandes difficultés à obtenir les ressources financières et matérielles nécessaires afin d’assurer la sécurité des écoles, de reconstruire des bâtiments, d’imprimer des nouveaux livres et de payer des enseignants qualifiés et fiables.

Malgré les ressources économiques limitées, l’Emirat islamique d’Afghanistan à financé des établissements scolaires, des universités à Kandahar, Kaboul et dans plusieurs provinces. Plusieurs ONG ont également été autorisées à financer des écoles en Afghanistan, outre les écoles financées par le gouvernement.

Contrairement à ce qui est rapporté par la presse occidentale, les chiffres obtenus à partir du secteur de l’éducation en Afghanistan, prouvent que l’éducation des filles dans les régions rurales est en augmentation. Selon une enquête menée par le Comité suédois pour l’Afghanistan (SCA), quatre-vingt pour cent des écoles de filles dans les zones rurales sous administration de l’Emirat Islamique d’Afghanistan sont en plein essor. Mme Pia Karlsson, conseillère d’éducation à l’unité de soutien à l’enseignement technique (ETSU) du SCA, a déclaré dans une récente interview publiée dans le Frontier Post, un quotidien anglais basée à Peshawar, que c’est seulement dans la province de Ghazni, encore sous la direction de l’Emirat Islamique qu’environ quatre-vingt-cinq pour cent des filles sont encore dans les écoles.

Le SCA, qui a soutenu l’enseignement élémentaire en Afghanistan depuis 1984, aidait (sous l’administration des talibans) 422 écoles de garçons, 125 écoles de filles et 897 écoles de co-éducation primaires et à domicile. Durant une enquête concentrée sur 100 écoles de filles dans neuf provinces : Kaboul, Kunar, Laghman, Ningarhar, Ghzani, Logar, Paktika, Paktia et de Wardak, toutes sous administration de l’Emirat islamique d’Afghanistan, la fréquentation féminine des écoles était d’environ quatre-vingt-quatorze pour cent. De même, dans la province de Kunduz, 122 écoles fonctionnent avec 390 enseignants de sexe féminin.

Secteur de la santé féminine

Les établissements de santé pour les femmes ont augmenté de 200% sous l’administration des talibans. Avant la prise de contrôle du Mouvement islamique des talibans de Kaboul, il y avait 350 lits dans tous les hôpitaux de Kaboul. Actuellement, il y a plus de 950 lits. Certains hôpitaux qui ont été spécifiquement allouées aux femmes comprennent l’Hôpital Rabia Balkhi, l’Hôpital Malali, l’Hôpital Khair Khana, l’Hôpital Indira Gandhi, l’Hôpital Atta Turk, l’Hôpital du Croissant-Rouge du Koweït, et l’Hôpital de la Tuberculose. Par ailleurs, il y a 32 centres de santé maternelle et infantile. En plus de cela, les femmes reçoivent un traitement au CICR. Dans tous ces hôpitaux et cliniques, des femmes travaillent comme médecins et infirmières pour offrir des services de santé aux patients de sexe féminin.

Traduit en français par TâLib Fï Säbïlï Lläh, pour Al-Wissâl

Reproduction autorisée avec indication des sources 

*Voir la conférence d’Yvonne Ridley – journaliste britannique. (cliquez-ici)

Dans le même thème :

Le vrai visage des talibans

- Les soldats de lumière

- Talibans & Propagandes


Les commentaires sont fermés.