La pollution de la démocratie occidentale refusée par l’Afghanistan de l’Islam

Depuis 90 ans, l’Occident a essayé d’occidentaliser l’Afghanistan et d’y planter l’arbre vile de la démocratie par le biais de ses hommes de main, mais la terre d’Afghanistan refuse d’accepter cette plante exotique.

Le premier qui a essayé d’importer des idées occidentales, et les répartir dans ce pays était le roi Amanullah Khan, qui monta sur le trône du pouvoir dans le sillage de la reprise par le peuple afghan de leur liberté à la suite d’un grand Jihad pour la cause d’Allah Tout-Puissant, en 1919.

Après avoir pris les rênes du pouvoir, il fut pris de fascination pour les capitales européennes. Il leur a rendu visite, et à une visite étrange, peut-être la plus étrange visite effectuée par un roi dans les derniers siècles, il resta pendant sept mois, de décembre 1927 jusqu’à juillet 1928. Il a visité les pays européens les plus importants comme l’Italie, la France, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Pologne et l’Union soviétique communiste.

Après une absence de sept mois, il est retourné en Afghanistan inspiré par ce qu’il a vu dans l’Ouest, par le progrès matériel et la libération morale. La démocratie occidentale a endurci son esprit et il en a oublié sa religion islamique et le peuple afghan qui rejettent l’abandon de leur religion et de ses valeurs islamiques en échange de n’importe quel prix, aussi lucratif soit-il.

De retour en Afghanistan, il a voulu faire de ce pays, et en un court laps de temps, un morceau de l’Europe athée qui a suivi la laïcité et la démocratie après s’être rebellée contre les bûchers d’un Christianisme qui assaillait le peuple.

Le roi émit alors des lois venues de l’Ouest au dessus de ​​l’Islam et des traditions de son peuple Mujahid. Parmi celles-ci étaient les suivantes, comme l’a rappelé Mir Ghallam Ghobar Muhammad, l’historien afghan, dans son livre Afghanistan dramseer of History :

  • Envoyer des jeunes filles afghanes, voyager sans Mahram, étudier dans la Turquie d’Ataturk.
  • Instaurer un groupe de professeurs d’allemand, chargés des filles à Kaboul. Ce groupe a été le premier noyau du mouvement de libération, par le modèle occidental, des femmes en Afghanistan.
  • Ordonner la mixité des garçons et des filles pour la première fois dans l’histoire de l’Afghanistan.
  • Interdiction d’avoir plusieurs épouses pour les employés de l’Etat.
  • Abolition du mariage pour les mineurs et fixation de l’âge légal du mariage à 18 ans.

Non satisfait de promulguer des lois étrangères à l’esprit islamique et à la Charia, entraîné par son excès d’occidentalisation et sous l’effet de ses compulsions, il a remodelé l’apparence du peuple dans le moule de l’Ouest. Il a créé des panneaux dans les rues de Kaboul où il était écrit : Passage interdit aux femmes portant la burka .

Non seulement cela, mais il a forcé les habitants de la ville de Kaboul à porter des pantalons et des chapeaux français, et il a employé une police sur les marchés pour superviser l’application de la présente loi et pour mettre une amende à ceux qui l’auraient violé. Pour se sauver de l’oppression de la police, les gens prenaient n’importe quel chapeau qu’ils pouvaient trouver, de sorte que la ville ressemblait à une caricature humoristique. En outre, le roi a également publié une loi interdisant le salut islamique (Salam) et les gens étaient contraint d’ôter leur casquette à la française s’ils voulaient saluer quelqu’un de loin.

Ce comportement étrange avait pour but d’imposer la laïcité, l’occidentalisation et l’engagement sous la bannière de la démocratie; mais c’est tout cela qui a motivé la population contre ce roi frappé du mode de vie occidental. Le peuple l’a accusé d’incrédulité, s’est rebellé contre lui, l’a expulsé du pays, a réduit à néant tous ses projets d’occidentalisation et l’a forcé à fuir en exil en Italie jusqu’à sa mort.

Ensuite, l’Occident a rejoué sa carte de l’occidentalisation, représenté par le règne de Zahir Shah, qui a duré quarante ans et durant lequel il a pris des mesures similaires en prise avec l’occidentalisation du ministère de l’information afin d’introduire la culture occidentale au peuple afghan, en permettant aux pays occidentaux et à l’Union soviétique de mettre en place des programmes éducatifs et d’établir des partis de gauche ou de travailleurs laïques favorable à la démocratie occidentale et en éloignant des personnes et des groupes de travail musulmans sérieux, entravant ainsi le rôle de l’Islam dans le façonnement de la société.

Les portes du pays ont été ouvertes à l’importation d’idées extérieures qui ont conduit à une confusion idéologique au sein de la société afghane.

Toutes ces mesures d’occidentalisation ont suscité la colère du peuple afghan contre le roi et son régime. Cela engendra des manifestations de colère et de rejet contre la politique du roi. Mais d’un autre côté, cela engendra des associations d’étudiants et d’enseignants qui sortirent afin d’organiser le travail pour l’Islam dans un cadre contemporain et de manière organisée. C’est dans ces circonstances que le mouvement islamique contemporain en Afghanistan a été formé.

Lorsque les communistes ont vu les effets du mouvement de la nouvelle génération, ils ont lancé un coup d’Etat militaire qui a abouti à l’occupation de l’Afghanistan par les Russes. Des idées européennes ont commencé à dominer le pays, cette fois-ci sous couvert du communisme représenté par le Parti du peuple afghan démocratique qui voulait détacher les Afghans de leur religion, tout comme les communistes l’ont fait (avant) dans les pays d’Asie centrale.

Les Afghans, toutefois, ont rejeté la pensée communiste importée d’Europe et ont annoncé un grand Jihad, qui, durant les deux dernières décennies, a offert deux millions de martyrs.

Lorsque l’ordre, représentée par l’Emirat islamique d’Afghanistan, fut rétabli, l’Occident n’a pas hésité et a commencé à tracer un plan pour éradiquer par tous les moyens, ce jeune gouvernement islamique. L’Occident a créé une alliance incluant toutes les puissances mécréantes de l’Est et de l’Ouest, et ont attaqué encore une fois ce pays musulman afin d’établir la démocratie dans le pays.

Ils ont détruit le pays, tué des dizaines de milliers de personnes et dépensé des milliards de dollars pour établir la démocratie et leur système idéologique en Afghanistan. Mais tous leurs efforts se sont heurtés à l’échec, leur argent a été gaspillé et la démocratie n’a pas été établie dans le pays.

Le peuple afghan lutte contre la démocratie occidentale et ses principes hérétiques depuis dix ans et il n’acceptera pas la contamination de sa société par la pollution de la démocratie et du libéralisme.

Pourquoi les Afghans rejettent la laïcité et la démocratie ?

On sait que, historiquement, les Afghans sont un peuple qui s’accroche à l’Islam et l’Islam est ce qui organise tous les aspects de la vie de ce peuple, que ce soit politique ou économique, sociétal ou moral. Parce que l’Islam est une religion qui absorbe tous les aspects de la vie humaine et n’a pas besoin de se dissoudre avec quelques autres philosophies ou prescriptions telles que la démocratie, le communisme ou d’autres réglementations disparates.

Quant à la démocratie, c’est une religion sans Dieu établi par l’Europe pour se sauver de la tyrannie et l’injustice de l’Eglise, et ses premières structures ont été érigée sur la base de l’hostilité à la religion.

Caractéristiques importantes de la démocratie :

1 . Interdire le fait que la foi organise les affaires de l’humanité, parce que la religion, selon la démocratie, est un ensemble de restrictions qui entrave la liberté humaine. Parce que la religion inspire à ses adeptes un sentiment de privilège, la démocratie rejette ce privilège et appelle à l’égalité qui, selon la démocratie, ne peut être atteint que si les gens renoncent à leur religion.

2 . La démocratie refuse d’être guidé par la révélation divine et interdit même cela; ce qui permet de prendre des orientations et des décisions au grès des caprices de l’homme représenté par la «majorité». La vérité est donc ce qui est convenu par la majorité et le mensonge est ce qui est rejeté par la majorité. La majorité considère donc la démocratie comme son dieu dont le décret ne peut être violé par ses serviteurs.

3 . La démocratie ressemble à l’œil humain dépourvu de religion. En démocratie, il n’y a aucune différence entre les musulmans et les mécréants, c’est pourquoi l’avis de l’infidèle dissolue est équivalent à celui du pieux musulman.

4 . La démocratie incite à la diversité politique et à la liberté des parties sur quelque base que ce soit excepté sur celle de l’Islam, qui dit :

« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association, et que prévale entièrement la religion d’Allah. » Anfal 39.

ou encore : «Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. » Al-Imran 85.

5 . La démocratie dit que l’humanité est libre d’adopter n’importe quel type de règle ou de régime ou de projet de lois ou de constitution où Dieu n’est pas Tout-Puissant !

6 . Si ces idées sont l’esprit et les croyances de la démocratie, alors il ne fait aucun doute que sa vision est mécréante et en contradiction avec l’Islam. Il n’est pas possible pour des musulmans de les accepter ou de se taire à leur sujet. Le peuple doit se révolter contre cela et le détruire.

Le peuple musulman afghan a donc fait la guerre contre la démocratie et son système d’idées, que ce soit sous la forme du communisme athée ou dans son moule libéral laïque.

En plus de la corruption, la démocratie et ses adhérents en Afghanistan et dans le monde musulman, ont commis des crimes odieux contre les musulmans. Les communistes et leur parti en Afghanistan ont tué près de 1,5 millions de musulmans pour des raisons de mise en œuvre de leurs idées et de leurs principes démocratiques. Ils ont entraîné le pays dans la destruction et la ruine, et contraint près de cinq millions de personnes quitter leur foyer, en plus des handicapes de millions d’autres. Nos blessures de flèches de la démocratie orientale n’avaient pas encore guéri quand la démocratie occidentale, sous la bannière de l’Amérique et ses alliés, nous ont envahi et durant les dix dernières années, ont versé sur des millions de personnes des tonnes de feu, d’acier et de gaz toxiques. Leur excuse pour cela serait d’«établir la liberté et la démocratie » dans le pays.

Près de 100.000 enfants de ce pays ont été victimes de cette démocratie au cours des dix dernières années.

Donc, pendant près d’un siècle, le peuple musulman d’Afghanistan a souffert de la démocratie et de ses gens méchants d’une manière qu’ils n’avaient pas souffert depuis l’époque de Gengis Khan.

La destruction créé par la démocratie libérale et le communiste est sans précédent dans la terre d’Afghanistan.

L’Occident a bien compris que la population afghane ne se laissera pas contaminer par la pollution occidentale, car ils auront toujours l’amour du Jihad, de la liberté et de la défense de la religion. Ils offrent tout ce qu’ils possèdent pour cette cause. C’est pour cette raison que dans sa campagne militaire actuelle en Afghanistan, l’Occident a fait accompagner ses soldats de milliers d’établissements, d’enseignements culturelles, sociales et économiques afin d’occidentaliser le peuple afghan conservateur. L’occidentalisation et les établissements évangéliques concentrent leurs efforts sur quatre axes : l’éducation, les médias, la modification du tissu structurel social du peuple afghan, et la christianisation de certains groupes et vestiges du communisme en Afghanistan.

Dans le domaine de l’éducation, l’Occident a changé le programme d’enseignement à trois reprises durant ces dix dernières années. Ils ont retiré de tout support les mots liés au Jihad, à la défense et à la ferveur religieuse. Tout cela substitué par des définitions philosophiques occidentales telles que la démocratie et l’humanisme, la nécessité de la coexistence pacifique avec le koufr et le rejet de toute forme de violence. De même qu’ils ont mis en place la théorie des droits de l’homme, selon le concept occidental de ces définitions. En outre, ces définitions sont une subordination politique et culturel à l’Occident au nom de la mondialisation.

Les forces occidentales ont également mis en place plus de 180 stations de radio et 40 chaînes de télévision, en plus d’environ 750 publications (presse écrite) mensuelles et journalières. Les occupants s’emploient à établir leur culture et leurs médias ont mis en place une élite de penseurs : journalistes, écrivains et autres spécialistes de guerres idéologiques dont des moyens de communication et d’influence ont été mis à leur disposition. En ce qui concerne la modification de la structure du tissu social, les forces occidentales et leurs établissements civils ont créé des centaines d’administrations afin de changer la société islamique en ce qu’on appelle une société civile par des associations de jeunes et de femmes. Les établissements de l’Ouest ont commencé à mettre à la disposition de ces nouvelles organisations du matériel culturel et commencent à les occidentaliser via des conférences, des séminaires, des programmes de radio et par la distribution de films et de postes de radio au sein du peuple.

Dans le domaine de la christianisation, des groupes de missionnaires de l’Ouest ont dépensé des sommes énormes et ont acheté beaucoup de mendiants et de gens naïfs dans les villes pour former des cellules de missionnaires. En outre, ils concentrent leurs efforts parmi les minorités, comme les Agakhaniyah et d’autres minorités semblables d’Afghanistan.

Pour éduquer les nouveaux convertis, les missionnaires ont mis en place une station de radio qui transmet dans toutes les langues afghanes, et leur fournit instructions et méthodes d’évangélisation.

Néanmoins, malgré le zèle et la taille de cette bataille d’occidentalisation, malgré la variété de ses méthodes et de ses champs de bataille multiples, ses résultats et son impact sur les membres du peuple religieux afghans ne sont pas grandes, parce que les gens sont fidèles par la disposition et ils haïssent les valeurs occidentales, qui ont perdu leur éclat et leur crédibilité, brisées sur le terrain de la réalité en raison de leur coexistence avec l’injustice barbare, les bombardements, les meurtres, les dépossessions et les grands massacres menés par les forces occidentales en terre d’Afghanistan.

Face à tout cela, les gens sont plus réceptifs aux médias des moudjahidîns et aux aux préceptes de la religion et sa morale pure. Parce que la laïcité, l’occidentalisation, la démocratie et les établissements de l’Ouest n’ont rien d’autre à offrir que la prostitution, la dépravation et un éloignement de la noble nature humaine.

Tout cela rend les gens hostiles à l’Occident à cause de la folie qu’il nous envoie, la folie qu’il envoie à la terre du jihad et du martyr en Afghanistan.

Malgré tout cela, l’Occident n’a pas désespéré d’occidentaliser les Afghans en les polluant, en les contaminant de laïcité et de démocratie, mais cette fois-ci à travers ce qu’on appelle «l’islam démocratique» qui emploie des groupes qui en ont assez du Jihad et de la patience et qui ont commencé à être emporté dans les courants d’idées occidentales payés en euros et en dollars. Nous en reparlerons, si Allah Tout-Puissant le veut.

Abdul Wahhab Kabuli

Traduit par TâLib Fï Säbïlï Lläh, pour Al-Wissâl.

Texte-source : http://www.shahamat-english.com/index.php?option=com_content&view=article&id=8453:the-afghanistan-of-islam-rejects-pollution-of-western-democracy&catid=3:articles&Itemid=5

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